• Surprenant Azerbaïdjan

    En curieux, je voulais pousser la découverte jusqu'à cet Azerbaïdjan secret et quasi inconnu. Je suis arrivé à Bakou pour observer et pour comprendre la société Azerbaïdjanaise. Bakou est une ville moderne et en pleine mutation avec de hauts buildings, partout de nouveaux projets en construction. Des rues très animées qui vous plongent dans la réalité orientale du pays. Des sites classés, protégés qui se confondent avec le bouillonnement des réalités du présent.

    Bakou, est une belle et agréable ville qui ne peut laisser indifférent surtout quand vous êtes accompagné par une personne du pays qui vous raconte les différentes périodes qui ont façonné l’histoire de la ville.

    Bakou, buildings et grandes artères ? Non pas seulement. Il faut être curieux un minimum pour comprendre les traces du passé glorieux de cette ville et par extrapolation de tout l’Azerbaïdjan.

    Au centre de Bakou se trouve le Palais des Chirvanchahs construit au XVe siècle pendant le règne du Chirvanchah Khalilallah, aujourd’hui devenu l’un des sites importants du pays. Un peu plus loin, la Tour de la Vierge, dont certain disent que l’on ne connait ni l’origine ni à quoi elle aurait servi par le passé. La tour constitue un important édifice sur la façade maritime de la ville et participe à la beauté de la capitale.

    Non loin de là, de nombreuses anciennes ruelles jouxtent les sites historiques et invitent le visiteur à la flânerie entre vielles maisons, petites échoppes et rues patinées où les habitants accueillants ne cachent ni leur curiosité pour le visiteur ni leur sourire.

    Dans un tout autre registre, culinaire cette fois et dont les français ont la réputation de raffoler, l’Azerbaïdjan regorge aussi de mets variés traditionnels et typiques (kebabs, dolmas, halvas, baklavas et plein d’autres délices que l’on peut savourer sur place).

    Accessible en une quarantaine de minute depuis la capitale, le site du Gobustan, ses pétroglyphes et ses volcans de boue est le point de départ de plusieurs balades à pieds.

     

    Le site s’étend sur plusieurs kilomètres sur un plateau rocheux de la région semi-désertique du centre du pays. Il recèle une palette de plus de 6 000 gravures remarquablement bien conservées, des grottes et des sites funéraires qui témoignent de 40 000 ans d’occupation humaine. Le site est énorme par sa superficie de 537 ha et s'inscrit dans la réserve protégée portant le même nom, le Gobustan.

    Ensuite me voici à Absharon, la péninsule où se trouve les puits de pétrole en plus de quelques anciens lieux sacrés comme le temple zoroastrien d'Ateshgah où brûlent des feus éternels

    Pratique Bakou

    Où dormir ?

    A Bakou, le choix des hôtels est assez varié mais moi personnellement j'ai préféré un petit hôtel en plein centre historique de la vielle ville, le Old East hotel. Il n'est pas cher, les employés sont sympas et l'hôtel est très propre.

    La deuxième étape de mon voyage commence avec un lent lever de soleil sur une capitale bercée par le bruit des vagues de la Caspienne. Je remonte donc plein nord vers Shamakha. Une heure après, j’arrive dans une petite cité qui recèle bien des trésors. belle ancienne mosquée restaurée suite un tremblement de terre, un cimetière niché sur une colline aux nombreux mausolées et tombes magnifiquement ornés. Dans le cimetière, je me perds dans le dédale des monuments anciens dans un silence de marbre. Je pénètre l'intimité de mausolées aux magnifiques dômes et marche entre des pierres tombales levées bellement décorées et datant du XVIIIe siècle. Dans ce cimetière, les gens avaient su rendre beaux même les cimetières !

    Alors que j’avance chaque jour un peu plus dans la géographie du pays, une chose frappe : les troupeaux de moutons un peu partout guidés par des bergers à travers collines et montagnes. Des cheptels libres, comme moi, dans une nature insouciante et exubérante où explosent toutes sortes de fleurs et de reliefs de toute beauté.

     

    Me voilà reparti sur une route de monts et cols où l’on croise des enfants vendeurs de fruits, de miels et toute sorte d’autres produits. Un petit arrêt thé dans l'une des gargotes pour glaner des informations et taper la converse. En discutant avec les marchands, je tends un peu les oreilles et j’entends les oiseaux chanter, je ressens la nature heureuse.

     

    Lahij, où je suis arrivé après 3h de route et une piste chaotique, qui a été asphalté depuis mon voyage, constitue sans doute le village le plus authentique et le mieux préservés d’Azerbaïdjan : des forgerons qui s’affairent à fabriquer des ustensiles en bronze ou en métal, des fabricants de tissus, des maisons en pierres, des jardins verdoyants et un café très masculin ou l’on joue aux dominos et où chaque étranger qui y pénètre est y bien dévisagé et interdit de toute prise de photos. Ce village médiéval est classé au patrimoine mondial de l'Unesco mais malgré ça vous pouvez être tranquille car les touristes ne se bousculent pas à l’entrée du hameau…

    Ma balade continue dans le village et les pavés succèdent aux pavés dans une ambiance champêtre entre chants de coqs, bruits de sabots d’ânes et regards de villageois interloqués. La fin de la balade me mène à une mosquée en bois peinte en vert et bien cachée au bout d'une rue. De là je rejoins mon véhicule pour pousser jusqu’à Shéki. Le tronçon de piste de plusieurs kilomètres menant à la sortie du village est soudain envahi par des centaines de brebis et de moutons. Il faut slalomer plus d’une demi heure entre les énormes cornes des boucs du Caucase pour rejoindre la route goudronnée et rejoindre la ville de Sheki pour la nuit.

    Juste un peu plus bas dans la rue, vous avez l'église des Trois Saints et un atelier de restauration et de fabrication de vitraux, appelés Shebeke, lesquels justement ornent le palais des Khans.

    Arrêtez-vous un peu à l'église des Trois Saints qui sert de musée des arts populaires et des métiers, c'est à quelques mètres...

     

    L'église albanaise, XII e siècle se trouve dans le village de Kish à environ 5 km Sheki. C'est un bel et ancien édifice de culte qui vaut le détour. Elle a été transformée en musée.

     

    et bien sûr, vous devez essayer la baklava particulièrement mielleuse de Sheki, c'est la ville connue pour la variété au safran.

     

    Shéki est incontournable pour une visite de l'Azerbaïdjan et on peut y trouver plusieurs hôtels et gustehouse qui vont du simple au très haut de gamme.

     

    Sheki (ou Shaki), que pourrais-je dire à propos de cette cité qui a vu passer tant de caravanes de la soie ?

    Un palais, un ancien caravansérail, des rues qui se croisent mais qui ne se ressemblent pas. La ville recèle pas mal de site historiques protégés et d'autres complètement à l'abandon, laissés à la merci des neiges et des pluies.

    Je suis arrivé à Shéki pile poil le jour des répétitions de l'école de chants et de danse dans l'enceinte de l'ancien caravansérail. De très belles filles drapées de costumes traditionnels tout grand sourire, j'avais l'impression de me retrouver en plein milieu d'un défilé de mode.

    C'est une cité où il faut absolument aller car riche et reposante.

    Palais des Khans de Shaki : construit en 1797 par Muhammad Hasan Khan. Il n'est pas permis de photographier ou de filmer à l'intérieur et des caméras veillent sur ça. J'ai pu bénéficier d'une dérogation spéciale du département du tourisme pour prendre quelques photos. J'ai beaucoup aimé l'art de la miniature et les vitraux du palais. C'est un très beau lieu à voir absolument. N'essayez pas de tricher avec la photo ça ne marchera pas.

    Caravansérail.

    Pratique Sheki

    Où dormir ?

    Sheki Saray Hotel (env. 55 EUR) dans lequel j'ai passé deux nuitées et que j'ai beaucoup aimé pour sa propreté, sa situation en plein centre ville et à proximité d'un restaurant qui fait de la bonne cuisine azerbaïdjanaise.

     

    L'hôtel Karvansaray, bel hôtel par son architecture d'ancien caravansérail restauré mais le service est médiocre et souvent en travaux. Les clients se plaignent de son manque de propreté.

  • Un Azerbaïdjan, haut les cœurs !

    Ce matin, je me lève tout excité à l'idée d'aller crapahuter dans les villages de montagne et de toucher le Grand Caucase du haut de ses 4 000 m d'altitude. Mon compagnon de route et mon fixeur Cavid n'est pas à l'heure et comme toujours dans ces moments, les gens ont toujours une excuse qui tient la route. On se glisse dans notre véhicule pour rejoindre Guba à 2h30 au nord-ouest.

     

    Après deux heure et demi, notre trajet s'achève à un rond point en plein milieu d'un centre ville grouillant. Une vieille Lada Niva de fabrication russe nous attendait avec à son bord un fin connaisseur de la montagne et un enfant des villages lezguis, Rashad. Durant un court instant je me suis cru partant en convoi spécial pour la Tchétchénie. Nous embarquons quelques provisions pour le trek puis nous reprenons une petite route de montagne pour Khinalug, le village habité le plus haut du pays, 2 350 m. Il est bien sûr impossible de s’aventurer seul pour faire de la randonnée dans cette région, pas de sentier balisé ni aucun villageois parlant autre chose que l'Azerbaïdjanais ou son dialecte local pour vous aiguiller. Nous rejoignons la maison de Zaur après 2h de route et de piste. Il nous invite à un rapide déjeuner puis après la visite du musée fierté du village, nous chargeons nos bagages sur son cheval et marchons en direction de Qalayxudat. Cavid et Zaur mes guides de fortune connaissent ses montagnes par cœur, il les arpentent toute l’année par temps de neige comme par beau temps. Je découvre des paysages, nouveaux, calmes, sauvages, loin de tout et là je mesure réellement la chance que j'ai d'être là avant beaucoup de monde, le sentiment d'être le premier à frôler cette terre est quelque chose que je ne peux garder que pour moi, je vous la raconte là dans ce récit.

     

    Après une après midi de marche, nous rejoignons Qalayxudat pour la nuit. Quelques maisons sur une colline et moult troupeaux de moutons qui descendant telle une armée des pâturages de montagne vers la chaleur des fermes du village. Je me prend au jeu du berger et me lance dans une course aux moutons pour aider un peu à rassembler les bêtes effarouchées.

     

    Le réveil est toujours brutal dans ce contexte de chiens, de moutons, de chèvres, de vaches et de coqs qui chantent tous de même voix tel un orchestre la chanson du réveil toi pauvre étranger et à 6h du matin. Le lever de soleil est aux mille rayons qui percent la brume du matin est inoubliable sur les monts et sur les maisons en terre. Il règne une tranquillité et une quiétude que j'avais oublié que ça pouvait encore existait dans ce monde fait de villes et de progrès.

     

    Nous reprenons ensuite la marche après avoir fait mes adieux à la dame qui nous avait accueillit pour la nuit. Nous revoilà déjà à la fin de la journée et dans un autre village, Giriz. Ici vous arrivez devant un cimetière vieux de quelques siècles situé à l'entrée du hameau. J'ai eu l'impression qu'il y avait plus de tombes que d’habitants. Et dire qu'il y a encore des gens là au milieu de nulle part, si haut et si loin de tout, ils restent vivre ici malgré des hivers extrêmement froids et d'une rudesse absolue. Dans le haut Caucase, il n'y a évidemment pas plus précieux que de posséder un troupeau, c'est la meilleure des richesses. Et malgré la rudesse de la vie, le cadre n’est pas franchement désagréable. Le cheval, le mouton, et le silence sont les maîtres ici... Le lieu respire le bonheur et sent la bonté, dans la magie de ces moments ma quiétude n'a été rompue que par les invitations et les sourires des uns et des autres...

     

    Nous sommes les invités du prof de math du village qui possède l'une des belle et des plus authentiques maisons, un four en terre, un grande salle aux poutres en bois apparentes où nous passons la nuit. Le village au matin est perdu dans les nuages et les maisons cachées dans la brume. Il est temps de descendre dans une grande gorge pour rejoindre Jek par un sentier très raid avant de retourner à Bakou. Le décalage est saisissant et pour moi le choc entre les deux monde est terrible, je laisse courir et ne pense plus qu'à ces moment où j'étais tout la haut sur un nuage...

    Ce carnet a été réalisé dans le cadre d’un voyage de repérage pour mon entreprise Nomade Aventure pour le tournage d'un épisode de la série "Chasseurs d'Aventures"