• Extrait du livre "Voyages" dédié à la Chine de Ibn Battûta

    La Chine est la plus sûre ainsi que la meilleure de toutes les régions de la terre pour celui qui voyage. On peut parcourir tout seul l'espace de neuf mois de marche sans avoir rien à craindre, même si l'on est chargé de trésors.

    Yunnan, littéralement « sud des Nuages », les Nuages étant le nom des montagnes entre Yunnan et Sichuan. Ce signification est transcrite dans la poésie des anciennes estampes chinoises

    Riche culturellement et ethniquement très diversifié, le Yunnan est l'une des régions les plus fascinantes et les plus authentiques de Chine. Ce qui est bien aussi avec cette région c'est qu'on peut y aller pratiquement toute l'année.

    J'ai bien exploré cette pittoresque province très colorée où j'ai pu dévaler des terrasses de riz de toutes les formes. Sous les rayons du coucher de soleil les terrasses gorgées d'eau s'embrasent et deviennent les miroirs du ciel. Au matin, les mêmes terrasses se cachent sous la brume et ne laissent apparaître que quelques parcelles qui sortent tout juste de leur sommeil telles des mirages dans les nuages. De très beaux villages avec des remparts et des marchés idéale pour voyager toute l'année, de la capitale Kunming à l'ancienne ville bien préservée de Jianshui, célèbre pour ses vieux murs.

    Province de toutes les minorités

    Le Yunnan compte le plus grand nombre de groupes ethniques de toutes les provinces chinoises. Il abrite 25 des 56 minorités du pays et . Les Bai et Dai sont parmi les rares groupes ethniques minoritaires enregistrés à avoir des populations dépassant le million. Les groupes ethniques Yi, Naxi et Hani ont également dépassé ce seuil. Les autres minorités telles que les Miao, les Lisu, les Hui, les Lahu, les Wa, les Yao, les Jingpo et les tibétain ont toutes dépassées les 100 000 habitants.

    Durant mon voyage, j'ai pu explorer plusieurs régions et aller jusqu'au Mékong à la frontières avec la Birmanie et le Laos.

    En se promenant dans les vieilles rues des villes et village du Yunnan, on peut apprécier la beauté de l'architecture ancienne et traditionnelle des maisons des minorités.

    Femme commerçante à Shaxi.

    Les rues de Shaxi sont très animées par les paysans qui s'affairent en famille à leurs tâches de battage d'épis de maïs et de riz de séchages des feuilles de tabac ou tout simplement à des travaux manuels de manière traditionnelle et avec des outils quasi moyenâgeux.

    Je conseille de passer quelques jours à Shaxi où les possibilité de randonnée à pied ou de se balader à vélo sont nombreuses. Quand j'y suis allé, c'était un village tranquille sans trop de touristes. Il y avait juste une ONG suisse qui aidait un peu en terme d'accueil des étrangers. Je me suis vraiment régalé dans ce village (petite ville de province) où j'ai trouvé les locaux particulièrement attachants et souriants.

     

    Quelques adresses d'hébergements à Shaxi

    • Horsepen 46 - une auberge de jeunesse populaire et faisant partie de l'association internationale des auberges de jeunesse. Juste à côté de la scène de l'opéra de Si Deng Square.
    • Tea and Horse Caravan Inn - chambres simples dans un agencement autour d'une cour, à proximité de la vieille ville. Une catégorie au-dessus de l'hébergement pour routards.
    • Laomadien - bel emplacement à côté de la rue du marché, bon dessert dans leur restaurant.
    • 58 Yard - un favori des jeunes voyageurs chinois, choix limité, chambres d'auberge très basiques.
    • Cato's Inn - une autre auberge populaire auprès des jeunes routards et étudiants chinois.
    • Landscape Hotel - ouvert à la fin de 2016, cet hôtel d'une chaîne chinoise est populaire auprès des nouveaux riches chinois et de leurs familles.

     

     

     

    Autrefois, la petite ville de Shaxi jouait un rôle déterminant en tant qu'étape commerciale et grand marché sur la route des caravanes du thé et des chevaux, une branche importante de la route de la soie et se faisait les échanges commerciaux entre commerçants, pays, régions et grands empires. Le marché du vendredi à Shaxi est l'un des plus beaux marché animés du Yunnan et le village était connu pour ses nombreuses échoppes et cultures en terrasses. Aujourd'hui encore à Shaxi, il existe plein de petites échoppes et commerces ici et là dans toutes les rues et sur la place centrale de ce grand village ou petite ville comme vous voulez. On se rend facilement compte de l'importance historique des échoppes par l'état de leurs portes d'entrée qui datent, pour certaines, de plusieurs centaines d'années.

     

    Shaxi entre Dali et Lijiang et est maintenant accessible en 3 heures au départ de la sublime Dali.

    Femmes de l'ethnie Hani

    On dit que le nom Yi, signifie avoir suffisamment de nourriture et de vêtements, solennelle et historique, à partir de ça, on comprend mieux pourquoi les femmes Yi sont fières de leur habit traditionnel et le portent avec une élégance incroyable !

     

    C'est également des femmes travailleuses et d'une grande abnégation.

     

    Les Yi vénèrent le feu, et ils croient que le feu peut apporter de la luminosité à leur vie, de la nourriture chaude et cuite aux hommes et aide à chasser les monstres et les mauvais esprits.

    Paysanne au travail, village Jiaying

    Fêtes et visages ethniques

    Au Yunnan, il est inimaginable de ne pas rencontrer et côtoyer les minorités ethniques. Durant l'année il y a plusieurs festivals spéciaux quasiment pour chacun des groupes ethniques du Yunnan. S'il arrive que l'on manque une des fêtes, il suffit d'aller faire un tour dans les marchés locaux pour se rincer l'oeil devant les beaux costumes traditionnels et pour avoir de l'inspiration pour de belles photos. En plus du fait de profiter pleinement de la riche atmosphère culturelle, on peut également trouver de belles choses à acheter. Le marché est donc le lieu de rencontre par excellence !

    Centre ville de Jiangcheng

    En visitant le marché local le matin, on peut y trouver des choses étonnantes, de nombreux produits frais et ingrédients locaux, notamment toutes sortes de fruits, des baies sauvages mais aussi des guêpes frites et des vers de bambou vivants. Mais surtout, on peut y trouver les différentes variétés du célèbre thé de Pu'er, c'est le meilleur de Chine et le plus cher aussi.

    Sur la Route du Thé

    Le thé de Pu'er, était une denrée appréciée, commercialisée au Tibet par des caravanes de chevaux ou de mulets via la route connue sous le nom de la " Tea Horse Road"

    ©aissa Smatti

    Les femmes sont partout et travaillent dur. J'ai eu l'impression qu'elles faisaient tout dans les villages, de la vie normale jusqu'à l'organisation des festivités.

    ©aissa Smatti

    Femme Bai

    ©aissa Smatti

    A Jinghong, il y a aussi de belles balades à faire tout le long du Mékong le soir. Le Mékong est connu sous le nom de Lancang en Chine. Des restaurants qui préparent des spécialités birmanes ou laotiennes un peu partout dans la ville.

    ©aissa Smatti

    Honghe Village Hani aux mille et une terrasses de riz

    Exemple d'itinéraire que vous pouvez faire, c'est du classique mais il y a des choses incroyables entre les étapes, rencontres, minorités, marchés, fêtes locales, rivières, forêts...

    Jour - 1 : Lijiang La vieille ville de Lijiang, (classée au patrimoine de l'Unesco, beaucoup de touristes locaux. Lijiang est belle mais c'est devenue un peu la Disney chinoise avec beaucoup de visiteurs du pays, beaucoup de jeunes et des boutiques de shopping.
    Jour - 2 : Shangrila. La Gorge du Saut du Tigre en remontant vers Shangrila, c'est sur la route, terrasse de la rivière blanche, forêt
    Jour - 3 : Vieille ville de Shangrila Dukar à 3 160 m d'altitude, monastère de Songzanlin.
    Jour - 4 : Grottes bouddhistes de Shibaoshan, le village irréel de Shaxi. Récolte des roses dont les pétales servent à parfumer le thé. Récolte de riz. Travail de l'artisanat. Je conseille d'y rester 2 ou 3 jours, il ya de quoi faire en randonnée, balades à vélo et en rencontres.
    Jour - 5 : Lac Dali Erhai, vieille ville de Dali (classée au patrimoine de l'Unesco, beaucoup de touristes locaux)
    Jour - 6 : Zhengyuan, puis route pour Xishuangbanna
    Jour - 7 : Xishuangbanna (ethnies Daï (ou Thai en Chine), Hani, Lahu, Yi, Bulang, Jinuo ou encore Ya) , le Mékong
    Jour - 8 : Jiangcheng - Pu'er, champ de thé, village de Jiangcheng,
    Jour - 9 : Yuanyang et ses centaines de terrasses de thé gorgées d'eaux et aux reflets d'une magnificence rare !
    Jour - 10 : Yuanyang rizières en terrasses, village de Honghe Hani pour une marche d'une journée de rizière en rizière.
    Jour - 11 : Kunming Visite de la ville

    Non loin de la frontière du Myanmar et du Laos, Jinghong est la ville des théiers, est également la région principale de la production de thé Pu'er.

     

    Les empereurs de la dynastie Qing aimaient beaucoup le thé Pu'er et c'est à partir de Jinghong que la route du cheval de thé avait été créée.

    Superbe balade le long du fleuve où des restaurants proposent de la

    bonne cuisine thaï. Possibilité de faire une croisière sur le Mékong. Le tourisme de

    shopping s’est bien développé dans cette ville à cause de sa proximité avec le Laos et la Birmanie. Les chinois viennent faire des achats d’émeraude et d’autres produits provenant des pays frontaliers.

    ©aissa Smatti

    Plantation de thé à  Jinghing non loin de Pu'er.

    On peut faire une visite organisée ou pas de plusieurs plantations de thé aux alentours de Pu'er et de Jinghong. On peut déguster différents types de types de thés et se promener dans les plantations pour quelques photos ou des rencontres avec les cueilleurs de thé. Certains théiers peuvent avoir plus de 300 ans d'âge.

    ©aissa Smatti

    Tous les villages du Yunnan sont un bon prétexte pour à une halte photos ou pour prendre un thé ou un café local. Oui le Yunnan est aussi connu pour son excellent café.

    "Quoi de commun en effet entre des amateurs chics sirotant l’infusion d’un thé rare et les caravanes croulant sous leurs chargements de produits précieux cheminant sur les sentes montagneuses des régions proches de l’Himalaya ? " Variations inspirées de l’ouvrage de ZHANG Jinghong Puer Tea. Ancient Caravans and Urban Chic.
    ©aissa Smatti

    Le sourire est toujours sur tous les visages, c'est aussi ça la Chine profonde et le Yunnan...

    Infos pratiques

     

    Pour un trek à Xishuangbanna, un guide vous coûtera environ 400 CYN par jour et par personne ( transport, repas et hébergement si vous faîtes un trek de plusieurs jours).

     

    Au Mékong Café, tenu par un français, vous pouvez trouver une foule d'information concernant les treks et balades dans la région. Pas mal de voyageurs passent par ce café bien connu.

     

    adresse : 1-1201 Ganbai Street Gaozhuang, Jinghong 666100, Chine

    Tel +86 131 8797 0253

    Quelques plats de la cuisine du Yunnan

    • Guo qiao mi xian (nouilles «Traverser le pont» ou «Traverser le pont»), le plat le plus connu du Yunnan. Se compose généralement d'un bol de bouillon de poulet, auquel les convives ajoutent leur propre sélection de tranches de viande minces comme du papier, des nouilles de riz (mixian), des légumes et d'épices, un peu comme un pot chaud. Omniprésent dans toute la province.

    • Qi guo ji (poulet en pot à vapeur), poulet cuit à la vapeur avec des herbes dans un pot en céramique.

    • Éventail Boluo (riz à l'ananas), à Xishuangbanna et peut-être dans d'autres régions Dai.

    • Yiliang Roast Duck, canard rôti à la peau croustillante semblable au canard de Pékin, mais le miel est utilisé pour croustiller et colorer la peau. Il est torréfié avec des branches de pin et des aiguilles, ce qui confère une saveur unique au canard

    • Jidou liangfen, une gelée salée à base de farine de pois chiches.

    • Shiping doufu (Shiping tofu)

    • Erkuai (gâteaux de riz hautement raffinés et comprimés)

    • Lufu, un type de tofu fermenté, généralement utilisé comme condiment ou transformé en sauces

    • Frotter (fromage au lait de chèvre, de la cuisine Bai que l'on trouve près de Dali)

    • Rushan (fromage au lait de vache)

    Mon itinéraire de base

    ©aissa Smatti

    Par ville et par village

    Lijiang

    La visite de nuit du centre historique bien animé est plus qu'un exploit car il faut se frayer un chemin

    parmi les nombreux chinois qui avalent les décibels des discothèques et des boutiques de souvenirs aussi bien

    qu’ils consomment du tout et du n'importe quoi ! La ville est complètement dénaturée par un aménagement et une restauration trop clinquants malgré son classement au patrimoine mondial par l’Unesco. C'est une cité à voir plutôt très tôt le matin quand tous les fêtards sont entrain de dormir. Les habitants sont partis ailleurs et vendus ou transformés leurs maisons en boutiques et en guesthouse ce qui est dommage !

     

    Village de Shuhe : A une 1 h30 de Lijiang c'est un village typique aux magnifiques rues historiques et beaucoup moins touristique que Lijiang. Je conseille de tester un café du Yunnan chez l’un des torréfacteurs c'est un véritable régal !

    Shangrila

    Shangrila est une ville tibétaine où il fait bon vivre et d'où l'on peut partir pour une randonnée à cheval ou à pieds de plusieurs jours. On y voit des maisons à l'architecture tibétaine typiques, des villages, des gorges, des lacs, des rivières et des animaux sauvages. Le centre ville est magnifique avec ses rues pavées et ses boutiques et restaurants locaux.

     

    L'hôtel Tashitagyal de style tibétain. Bien situé en plein centre ville.

    Le restaurant Himalaya, tenu par une femme élabore une

    délicieuse cuisine dans un cadre purement tibétain aussi sympa qu’atypique.

    Shangrila Institut : cet institut est reconnu par plusieurs instances internationales pour la promotion et le développement des cultures locales, à voir pour mieux comprendre la culture tibétaine. L'institut est une ancienne ancienne maison typique tibétaine qui propose aussi quelques chambres aux bénévoles du monde entier qui viennent aider la mission. Il dispose aussi d'une bibliothèque avec des écrits sur le Tibet, d'une salle de classe pour enseigner le tibétain d'un atelier pour apprendre aux jeunes la peinture tibétaine Tangka, d'une grande cuisine et d'une salle de repos ou de jeux de société qui fait office de salon. Ici on utilise des toilettes écologiques, des panneaux solaires pour chauffer l'eau et l'eau rejetée est traitée naturellement pour être réutilisée par la suite. Un grand terrain annexe et une serre servent à cultiver des légumes pour assurer l'autonomie du centre en cas d'accueil de volontaires ou d'invités. Le centre offre gratuitement quelques légumes aux habitant du petit village qui leur ont cédé la maison et le terrain.

    Dali

    Qu'est-ce qui rend Dali si incroyable ?

    D'abord parce que le paysage est magnifique ensuite parce que la ville est entourée de montagnes pour la randonnée et de lacs pour faire du vélo. Dali est le centre le plus important de la minorité Bai.

    L'attrait principal de Dali est la vieille ville, l'une des rares en Chine entourée encore de remparts. Contrairement à Lijiang, Dali est un peu plus authentique car il y a encore beaucoup de familles de la minorité Bai qui y vit. Pour une vue panoramique, je conseille une promenade le long des murs afin que vous puissiez également profiter de la vue sur le lac d'un côté et les montagnes de l'autre.

     

    Allez voir les 3 pagodes, un complexe de temples à environ 1,5 km de la vieille ville de Dali. Ils peuvent être atteints à pied ou en taxi. Outre les trois pagodes, vous trouverez un complexe de temples et il faut au moins quelques heures pour les voir tous. Les trois pagodes sont différentes de la plupart des autres édifices religieux en Chine car elles sont vraiment anciennes (malheureusement, après la révolution culturelle en Chine, de nombreux bâtiments anciens ont été détruits). Si vous voulez en savoir plus sur les trois pagodes , vous trouverez ici plus d'informations. Ne manquez pas le petit étang sur le côté droit des pagodes en marchant vers la montagne où vous pourrez photographier les trois pagodes se reflétant dans l'eau

     

    On peut dormir pour pas cher dans une guesthouse typique comme le Jim's Tibetan Hotel.

    Des histoires

    En montant pour Shangrila, juste après la Gorge du Saut du Tigre, la chaussée était mouillée et glissante. En prenant un virage, notre chauffeur freine pour je ne sais quelle raison, nous faisons deux tours sur nous-mêmes et puis sommes projetés en dehors de la route où nous nous atterrissons sur deux immenses rochers qui nous sauvent la vie. Ces rochers nous évite de nous retrouver au fond de la gorge à 1000 m plus bas. Nous essayons sans succès de dégager la voiture sous une pluie battante. D’autres véhicules nous portent assistance mais le bas de la voiture est posé sur les rochers et il est impossible de nous dégager. Nous arrêtons donc un tracteur qui passait par là, lequel après avoir cassé 4 fois le câble, réussi à nous sortir de cette galère avec l’aide de plusieurs personnes pour pousser derrière. Nous avons perdu beaucoup de temps et nous atteignons Shangrila de nuit.

     

    Du côté de Yuanyang, avec mon ami Dorjee, nous avons pris un petit bus local, tous les villageois me dévisageaient, un étranger, jusqu'à Honghe, de là nous sommes descendu à pied à travers les rizières jusqu'au village Jiaying. Tout le monde est venu nous aborder et nous demander ce que l’on recherchait et si on était perdu.

    ©aissa Smatti

    Jim le tibétain

    Jim, un tibétain arrivé à Dali dans les années 70 pour le travail. Son père enseignant avait été affecté dans une école loin de son Amdo natal. La famille était pauvre et par son origine avait eu du mal à s'intégrer dans une Chine qui n'accepte pas ses minorités, surtout les tibétains. Le Tibet était connus pour sa résistance à toute assimilation forcée et à l'intégration culturelle.

    Jeune ados, Jim s'était acheté un vélo et avait commencé à transporter les touristes et les locaux à travers la ville et ses monuments. Il faisait des journées de 14 heures pour gagner quelques Yuans. C'était une sale période très difficile physiquement et moralement mais ça lui avait donné un mental d'acier.

     

    Avec le temps et quelques économies, deux ans plus tard, Jim a eu LA bonne idée pour l’époque. Il s'était acheté cinq vélos qu'il louait uniquement aux touristes étrangers. Une année plus tard, s'était la grande réussite et le début d’une grande aventure. Il a fini par racheter une cinquantaine de nouveaux vélos et a ouvert une agence de location.

    L'idée qui a fait le bonheur des touristes lui a permis de se faire un petit capital pour se lancer dans le business du tourisme en un peu plus grand. Avec le capital qu'il s'est constitué grâce à ses économies et la convoitise autour du business de location de vélo, Jim a changé de métier et a investi 5 000 Rmb (env. 600€) dans un petit local. Il a transformé le local en bar pour touristes avec une décoration tibétaine. A cette époque une somme pareille était une vraie fortune en Chine. Comme c'était un tibétain il a eu beaucoup d'envieux autour de lui à Dali. Avec le temps, il a fini par transformer son petit bar en guesthouse. Puis avec l'argent qu'il a gagné avec la gusthouse, il s'est fait construire un nouvel hôtel plus cossu et plus grand au grand dam des habitants de Dali qui ont fini par l'accepter. Aujourd'hui, Jim est devenu l'un des piliers de l’économie locale et possède une agence de voyage, deux hôtels et plusieurs véhicules 4x4. Avec son look et son physique on ne peut pas ne pas le remarquer lorsqu’on le croise dans les rues de Dali.

    ©Sylvia Fanjoy

    Ce carnet a été réalisé dans le cadre d’un voyage de repérage pour Nomade Aventure